5 choses que j'ai apprises en visitant un musée militaire

Publié : Novembre 02, 2022 | Auteur : Jillian Recksiedler Jillian Recksiedler

Ce qui est intéressant dans l'expérience d'un musée, c'est qu'elle est différente pour chacun. Il n'y a pas deux personnes qui font le même voyage. Tout comme les expositions du musée sont organisées par des professionnels, l'individu organise sa propre visite, en sélectionnant les moments poignants qui laisseront une impression durable.

C'est dans cet esprit que j'ai fait une excursion d'une journée à travers les collines de sable jusqu'à C.F.B. Shilo pour visiter le Musée de l'Artillerie royale canadienne (ARC), un musée que beaucoup de mes amis et de ma famille avaient déjà visité, mais que je devais découvrir par moi-même.

Le musée de l'ARC est un endroit impressionnant. Il est consacré à l'histoire des plus de 200 000 artilleurs canadiens qui ont servi en temps de guerre et de paix depuis 1855. La lourdeur du contenu peut sembler écrasante pour les non-initiés, mais les visiteurs ne tardent pas à découvrir des pépites d'information qui changent vraiment la perspective. Voici ce que j'ai appris :

Des artistes se sont rendus sur le front

art de la guerre rca

Les visiteurs ne s'attendent pas à trouver des œuvres d'art parmi les souvenirs de guerre, mais à l'exposition temporaire 1918 : Les 100 derniers jours, qui documente l'expérience de l'artillerie canadienne jusqu'au 11 novembre (jour de l'Armistice), une douzaine d'œuvres d'art encadrées ornent le mur du fond. C'est là que j'ai appris l'existence du Fonds canadien des monuments commémoratifs de guerre, un programme qui finançait des artistes renommés du Commonwealth - dont AY Jackson et Frederick Varley, membres du Groupe des Sept - pour qu'ils se rendent sur les lignes de front et documentent la guerre d'une manière que la photographie ne pouvait pas faire. Plus de 800 œuvres ont été créées et, curieusement, aucune peinture n'a été exposée avant la fin de la Première Guerre mondiale. Les arbres calcinés des lignes de front ont manifestement eu un impact sur les artistes, car c'est une image qui revient constamment dans les œuvres exposées.

In Flanders Fields" au Manitoba

Plaque d'impression "In Flanders Fields" (Au champ d'honneur), gros plan

L'un des joyaux de la collection permanente du RCA est la plaque d'impression utilisée pour publier le célèbre poème "In Flanders Fields" écrit en 1919 par l'artilleur canadien John McCrea. La délicate plaque métallique exposée dans la galerie principale est gravée de l'élégante écriture de McCrae. Même si j'ai dû lire les mots à l'envers, j'ai pu réciter la première ligne : "In Flanders Fields the poppies blow..." (Au champ d'honneur, les coquelicots soufflent...)

Des gardes forestiers métis qui ont aidé à cartographier le pays

La galerie Glorious and Free Gallery emmène les Manitobains à travers 12 000 ans d'histoire militaire sur notre territoire, en commençant par les guerres entre les Premières nations. La galerie regorge de belles histoires de guerre locales DYK, et celle qui a le plus résonné est celle d'une unité de 31 robustes éclaireurs métis de la colonie de la rivière Rouge, chargés de protéger les ingénieurs et les civils britanno-canadiens qui arpentaient la frontière entre le Canada et les États-Unis entre 1872 et 1974. Ces hommes métis, qui connaissaient mieux que quiconque les étendues sauvages des prairies, ont joué un rôle clé dans l'établissement de la souveraineté canadienne.

De petits objets peuvent avoir un impact important

médailles d'honneur de la rca

Médailles d'honneur

À mon arrivée au musée RCA, 40 pièces d'artillerie et véhicules gigantesques m'accueillent sur le parking. À l'intérieur, des décennies d'histoire de la guerre sont condensées dans un espace de 12 000 pieds carrés parmi une imposante collection d'obusiers automoteurs, de canons antiaériens, de dioramas de soldats et bien plus encore... Étonnamment, j'ai trouvé du réconfort dans les artefacts plus fins qui attendaient tranquillement d'être découverts. J'ai été particulièrement attiré par l'histoire du Dead Man's Penny, une plaque commémorative envoyée aux familles en cas de décès ou de disparition d'un soldat après la Première Guerre mondiale. La principale galerie du patrimoine des Forces canadiennes est également décorée, comme beaucoup de grands canonniers, de médailles d'honneur exquises. Les ornements colorés sont aussi captivants qu'un écrin de bijoux.

La plus ancienne pièce de la collection

Canon de 9 livres à âme lisse

Lorsque j'ai demandé à Kathleen Christensen, conservatrice en chef et guide touristique, quelle était sa pièce préférée dans le musée, elle a tapoté le canon de 9 livres à âme lisse qui accueille les visiteurs lorsqu'ils entrent pour la première fois dans le musée. Ce canon, coulé en 1812 et recouvert de bronze, était le principal canon de l'artillerie canadienne à l'époque de la Confédération, et a donc été choisi comme insigne officiel du Régiment royal de l'artillerie canadienne.

C'est maintenant à votre tour de vous rendre au musée de l'Artillerie royale canadienne pour voir quelle impression ce trésor national vous laissera.

Emplacement

Sur la base des Forces canadiennes (BFC) de Shilo, à 30 minutes à l'est de Brandon ou à 2 heures à l'ouest de Winnipeg, au sud de la route transcanadienne no 1, sur la route provinciale 340.

À propos de l'auteur

Salut, je m'appelle Jillian. Je suis spécialiste du marketing et des communications, voyageuse et mordue du Manitoba. Le fait d’avoir grandi en milieu rural dans les années 1980 explique mon penchant pour les excursions, les « vraies » cartes en papier et les couchers de soleil sur les prairies. Je ne me lasse jamais d’explorer mon coin de pays.